terça-feira, 8 de outubro de 2013

GALERIE DES PETITS CARREAUX - CADERNO CULTURAL A REVISTA








Une exposition collective autour du fil avec :

Carolle Be
́nitah - Lydie Chamaret - Marinette Cueco - Sharon Kivland - Andoni Maillard - Livia Marin - Sophie Menuet - Solmaz Panahi et Pooya Abbasian - Françoise Quardon - Zoé Rumeau - Ana Catalina Vicuña

Vernissage jeudi 17 octobre de 18h a
̀ 21h
Exposition du 18 octobre au 30 novembre 2013

Pour cette exposition collective la Galerie des petits carreaux a choisi de pre
́senter les œuvres d’artistes réunis par l’utilisation du fil, réelle ou suggérée.
Les œuvres ont toutes en commun la mise en œuvre d’un geste aux connotations multiples et anciennes : celui de piquer, coudre ou broder.
Ce geste antique est lié symboliquement à l’absence, l’amour et le temps. Le temps est invoqué par l’aspect répétitif du geste, une sorte de rythme qui scande les secondes et les minutes qui passent.
A partir de cet espace symbolique commun, il s’agit de montrer des propositions artistiques diffe
́rentes, en relation avec les univers singuliers de chacun.

Roland Barthes
Fragments d’un discours amoureux
Absence
« Historiquement le discours de l’absence est tenu par la femme. La femme est se
́dentaire, l’homme est chasseur, voyageur; la femme est fidèle, elle attend. L’homme est coureur, il navigue, il drague; c’est la femme qui donne forme à l’absence, en élabore la fiction, car elle en a le temps ; elle tisse et elle chante. Les fileuses, les Chansons de Toile disent à la fois l’immobilité par le ronron du rouet et l’absence au loin des rythmes de voyages, houles marines, chevauchées. Il s’ensuit que dans tout homme qui part, l’absence de l’autre, du féminin se déclare. Cet homme qui attend et qui en souffre est miraculeusement féminisé, |...]. Mythe et Utopie, l’origine a appartenu, l’avenir appartiendra à ceux en qui il y a du féminin ...»

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̀re
L’Odysse
́e, chant XIX
Traduction Fre
́déric Mugler
«J’avais dresse
́ là-haut un grand métier pour y tisser
Un voile fin et long et je disais aux soupirants : [...]
“Ce sera pour ensevelir notre seigneur Laerte” [...]
Ces mots calme
̀rent aussitôt la fougue de leur coeur
Alors pendant le jour je tissais cette grande toile
Et la de
́faisais chaque nuit à la lueur des torches... »

Aujourd’hui, modernite
́ oblige, on ne file, ni ne tisse plus guère. Et les femmes ne sont plus sédentaires. Aussi quand des artistes, souvent des femmes, utilisent le fil et l'aiguille c’est en « connaissance de cause». Leur propos se situe dans une tradition qu'elles contribuent à réactualiser par l'oeuvre d'art .









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Líbano Montesanti Calil Atallah